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 Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)

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ruichan



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MessageSujet: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 19:35

Peu après la naissance de Wa-Futsu, la première présidente, Kusanagi (alias Aline IRL) décollait pour le pays du soleil levant. Bien que souvent très occupée, elle a eu la gentillesse d'essayer de nous faire profiter de son expérience via des carnets de voyages réguliers. Les voici donc. ^^
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ruichan



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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:16

Tokyo le 16 Août 2OO8, plus grande ville du monde.
Heure local 20h35, heure de Paris 13h35, température extérieure 34 degrés, temps orageux.
Me voilà pour ma première soirée dans ma chambre et comme je me le suis promis je commence à rédiger mes notes de voyage, elles me serviront à envoyer des nouvelles précises à tout le monde, mais également à constituer un ensemble de traces disponibles à la relecture pour mon retour.
Début de l’histoire :
Le vol s’est passé sans encombre durant les 12h. Par chance, Jalia (ma collègue), les enfants et moi-même nous avons été surclassés en classe affaire. Champagne, foie gras, siège qui s’allongent, grand choix de films etc. Première fois de ma vie que je voyage dans cette catégorie de places, à refaire… très agréable…
Nous n’avons pas dormi et ce pendant toute la durée du vol qui s’est situé pour l’heure française entre midi et minuit. Le problème étant qu’une fois arrivés à Tokyo, pour nous le jour venait à peine de se lever (il était ici sept heure du matin). Nous avions donc une journée entière à assurer avant de pouvoir enfin dormir la nuit tombée. Autant dire une absence de sommeil de près de 24h à gérer. Ce sera d’ailleurs le seul point désagréable de cette journée très forte.
L’avion amorce sa descente vers Tokyo Narita, il se penche légèrement et on aperçoit la baie de Tokyo par le hublot. Un peu plus loin un mont très haut pointe derrière les quelques nuages… ne serait-ce pas le Fujiyama ? Je n’ai pas eu ma réponse, mais j’en suis presque sure.
La première chose qui frappe lorsqu’on pénètre pour la première fois dans l’aéroport c’est la propreté et la gentillesse des gens. Et puis bien sur, la chaleur… il est à peine sept heures du matin et déjà la température nous étouffe, il fait facilement 35 degrés bien lourds… Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu si chaud !
Une fois sorti de l’aéroport avec notre famille recomposée de « patrons et employées » nous montons dans une énorme Toyota à l’allure de fusée et nous prenons la route vers le centre de Tokyo. J’ai été un peu étonnée de voir à quel point la nature est préservée dans la banlieue de la mégalopole, la végétation est luxuriante et entoure de vaste complexes hôteliers, des maisons traditionnelles un peu perdues au milieu de tout ça pointent le bout de leur nez. Nous avons fait une petite halte pour faire de l’essence, le service est complètement dingue ! Un homme nous a fait plein de courbettes, puis il a fait le plein pendant qu’un autre nettoyait la voiture et à notre départ ils nous ont salués à nouveau avec beaucoup d’égards.
La route s’est poursuivie jusque dans la ville même de Tokyo. Et là… que dire ? Ce qu’on en voit à la télévision ou sur des photographies est bien éloigné de la réalité. L’abord de la ville est complètement fou, des échangeurs autoroutiers se croisent parfois par cinq dans un enchevêtrement de ponts immensément hauts et interminables, la baie couleur marine est surplombée d’immeubles dépassant tous les soixante étages prenant formes et couleurs variées, tout le monde roule à gauche dans un semblant d’ordre presque déconcertant, pas d’embouteillage à huit heure du matin ! Plus nous avançons vers notre quartier « Roppongi » plus les tours se font gigantesques, majestueuses, presque irréelles. Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi moderne, d’aussi grand, d’aussi citadin, qui sache rester si propre, si ordonné, si classe. J’ai parfois eu l’impression de me retrouver au milieu d’un immense jeu de rôle, comme si j’avais atterrie au milieu de Cyberpunk 2034 dans la partie la plus haute et la plus fortunée de la ville ! Sans compter que les autoroutes passent littéralement autour des immeubles empruntant des ponts autour de ceux ci, donnant à l’ensemble un style complètement absurde de créativité. C’est juste beau, que voulez vous que je vous dise ! Je ne croyais pas dire ça un jour d’immeubles de soixante dix ou quatre vingt étages, mais là… je vous assure c’est grandiose !
Une fois que nous sommes descendu de notre pont autoroutier pour nous retrouver au niveau du sol (bizarre oui, mais tellement bien pensé) nous avons commencé à rouler au milieu des rues du quartier de « Roppongi » puis du plus petit bloc appelé « Moto-Azabu ». Nous sommes donc passés à côté de la fameuse Tokyo Tower, qu’on voit si souvent dans nos mangas préférés ! Nous sommes également passés à côté du temple Zojoji perdu au milieu de tout cet enfer urbain ! Nous n’avons pas eu le temps de visiter.
Pendant ce lapse de temps et jusqu’au moment ou la voiture s’est arrêtée dans une ruelle à l’air de village traditionnel au pied de tours absolument démesurées (bizarre mais splendide contraste surtout si on lève les yeux), j’ai eu un mal de chien à retenir mes larmes. Ce n’était pas de la tristesse ou de la nostalgie, c’était juste le choc ! Et le bonheur aussi d’avoir enfin cela sous mes yeux, moi qui voulait le découvrir depuis si longtemps. C’est au-delà de mes espérances, cette partie de la ville est magnifique et il me tarde de découvrir le reste.
Ensuite est venu pour nous le moment de découvrir notre nouveau chez nous… La voiture s’est bien garée dans une ruelle qui avait des lampions rouges sur les fils électriques, une porte automatique de garage s’est ouverte devant nous. L’immeuble de l’extérieur ressemble à moitié à une maison traditionnelle et à un ensemble de verre translucide et de carrelage blanc. Le mélange est encore une fois juste parfait et « so futuriste ». La descente vers le parking sous terrain est très raide, et à notre grande surprise il y a un système électronique qui fait tourner la voiture pour vous, comme ça pas de manœuvre ! Non mais là j’ai vraiment cru que je devenais dingo ! Mais non c’est vrai. Puis direction l’ascenseur avec tous les bagages, les troisième et quatrième étages sont à nous et l’élévateur nous y dépose directement du parking… C’est pas la classe ça ?
Les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur une entrée en verre donnant sur un cerisier immense de l’autre côté de la rue. J’ai failli m’évanouir à ce moment là ! Le reste n’est qu’espace et luxe, murs blancs immaculés, deux étages, quatre salle de bain, une cuisine immense, des terrasses… Bref, il faut le voir pour y croire. Les vues qu’offrent les terrasses offrent un compromis intéressant entre les tours et les jardins plus traditionnels du quartier bas. Je commence à me rendre compte que c’est une ville à plusieurs niveaux ! Ca me rappel quelques lectures encore…
Me voilà ensuite dans ma chambre, à peu près 12m² salle de bain privative à la japonaise (en plastique beige, minuscule mais très clean), un lit d’une personne confortable, un bureau, un meuble de rangement genre mini commode, un fauteuil année 30 blanc cassé avec un gros coussin couleur taupe. Mes murs sont blancs, mes rideaux pastels entre le vert anis et le blanc cassé. Les portes sont peintes couleur taupe également et un joli parquet clair recouvre le sol. C’est sobre, classe, propre, facilement personnalisable. Je suis conquise. Puis vient le moment où je tire les rideaux pour voir dehors ! La petite fenêtre donne sur un jardinet japonais minuscule qui entoure le toit de l’immeuble, et la porte fenêtre révèle un grand balcon privatif ayant pour vue : un jardin de cerisiers très étroit et bien agencé, et la « Roppongi Tower »! C’est quasiment la plus haute et la plus neuve du quartier et je la vois de ma chambre ou en fumant sur ma terrasse. Que de bonheur…
Pour la suite de la journée, nous avons déjeuné rapidement, puis nous avons filé à IKEA (euh… ouais…) pour acheter une lampe, quelques affaires de confort, et surtout se tenir éveillé pour tenter de récupérer un rythme normal.
La nuit tombe vers 18h, à notre retour nous avons donc eu la vue sur la ville de nuit… Cela se passe de commentaires je pense ! C’est encore plus magique que la journée… A notre retour nous avons diné légèrement, je suis allé un instant sur ma terrasse profiter de la chaleur torride et de la vue imprenable.
Puis je vous ai écris ces quelques lignes, et je vais maintenant dormir pour me défaire de ce satané décalage horaire.
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ruichan



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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:18

Tokyo le dimanche 17 août 2008
Heure de Paris : 3h le matin
Heure de Tokyo : 10h le matin
Température : Toujours 35° et toujours très humide (bbeeuuurrrkkk)


Notre réveil à été tardif puisque nous avons eu le luxe de nous lever à 10h ! C’est un peu difficile de bien dormir avec ce fichu jet lag qui nous gâche la vie. Aujourd’hui c’était notre premier jour de vrai repos sans les enfants, un vrai dimanche tranquille, même les parents étaient sortis. On a pris le temps d’aller faire des courses à « Gourmet City » à deux pas de la maison, puis on s’est fait un déjeuner agréable toutes les deux à la maison.

Dans la fin d’après midi, vers 15h, nous avons pris notre courage à deux mains et nous sommes allées affronter la mousson (pluie torrentielle et température torride) avec nos petits parapluies transparents de Tokyoïtes !
Notre direction ? Shibuya ! Un quartier célèbre dans le monde entier pour son agitation et ses tours munies d’écran de milles couleurs annonçant une pub différente par minute. C’est aussi en face de la gare de Shibuya, à la sortie du métro, que se trouve le carrefour routier traversé par le plus de piétons dans la journée !
L’arrivée en métro aérien est impressionnante, la vue est imprenable sur le centre névralgique du quartier, la pluie et les multiples enseignes lumineuses font scintiller la place de miroitants éclats.
Notre balade a duré assez longtemps, j’ai acheté une souris pour mon PC portable et Jalia un téléphone portable à carte pour être joignable ici.
Ensuite, nous avons fait halte pour le dîner dans un « fast food » très pittoresque. Ici on commande un plat pour une valeur de 3 euros et on mange une soupe miso et un riz au porc sauté aux œufs ! C’est énorme, c’est délicieux, c’est sain et c’est très peu cher (cela nous revient moins cher de manger au resto qu’à la maison). Le vieux cuistot était incapable de parler anglais, mais le langage de la nourriture a suffit, il était accueillant et très gentil. Notre « Oichi » (hum c’est bon) a suffit pour le ravir. La boisson était une eau fraiche et comprise dans le prix du menu ! Le seul bémol ? On mange debout derrière un vieux bar en bois, mais la musique traditionnelle sonnant quelques notes de kami sen sur lesquelles se posent la voix gémiarde d’une chanteuse suffise à le faire oublier.
J’ai eu du mal à finir, et pour le prix j’en reste toujours bouche bée, quand à la qualité des mets c’est complètement dingue ! Quoi qu’il en soit après notre repas, nous avons repris le métro et nous sommes rentrées vers 22h, d’ailleurs le métro est aussi facile/difficile qu’à Paris, ni plus ni moins. Les plans sont en deux langues, il faut juste s’habituer à ses trajets préférés pour ne pas avoir besoin de les regarder sans cesse, mais rien d’affolant. En plus les agents des transports sont souriants et particulièrement serviables (comparez avec la sncf ou la ratp…).
Cette semaine sera une semaine de travail acharné, nous ne comptons pas les heures (enfin si juste pour se les faire payer !) et nous n’hésitons pas à faire des heures supplémentaires, surtout avant que l’école ne commence pour les enfants, car il est impossible de les y déposer, on fait quasiment du non-stop.
Le prochain carnet viendra donc sûrement avec le prochain jour de repos.
Tendresse à tous.


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ruichan



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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:20

Photos de chez moi : quartier Roppongi.


Donc là c'est ma chambrette, en fait elle est assez spacieuse et y'a une salle de bain et une terrasse privatives mais cette photo montre pas tout.




=D
Et là, la vue que j'ai de ma terrasse sur les tours jumelles de Roppongi Hills


Quelques photos de Shibuya
Dimanche 24 août 2008, Tokyo 17h05 (Paris 10h05)
Température : 25 degrés et bruine légère toute la journée (un régal).



Bon je sais, vous allez dire « elle devait se reposer dimanche »… Mais je me suis levée à 9h avec le rythme de la semaine, alors je suis quand même allé faire un ptit tour…


Faudra voir pour que je me fasse l’équivalent de la carte orange ici, ça a l’air assez compliqué, j’ai pas tout compris quand j’ai posé la question, mais essentiel ! Ici acheter un ticket de métro n’est pas évident puisque chaque station à un prix différent selon l’endroit d’où vous venez et la distance à parcourir. Faut un peu avoir fait math sup et regarder trois tableaux différents pour calculer le prix de son trajet ! Avec la carte « Pasmo » du métro, vous rechargez pour autant de yens que vous voulez, vous la passez dans le tourniquet et elle compte toute seule… Je pense que c’est une bonne solution d’autant que le taxi est hors de prix et que me louer une voiture c’est même pas la peine.


Donc, pour revenir à mes moutons, après avoir calculé le prix de mon trajet ^^ je suis allée à Akihabara : la ville électrique comme on la surnomme ici, où Akiba pour les intimes. Ca veut dire « tapis de feuilles d’automne » ! Un peu d’histoire : après la seconde guerre mondiale le quartier était encore très désert et bordé d’une multitude d’arbres. Pour relancer l’économie du quartier on y a construit une ligne de métro qui a été inaugurée en automne et la première chose que les gens y ont vu c’est un « tapis de feuilles d’automne ». Plutôt charmant ! Sauf qu’aujourd’hui c’est une forêt d’immenses buildings et d’enseignes lumineuses comme la plupart des quartiers non résidentiels du centre ville. Il a toute fois cela de particulier qu’il abrite les rues de l’électrique town. Une multitude de magasins Hi-fi, Pc, Electronique en tout genre, de salles de jeux, de magasins de mangas, goodies, figurines etc. Alors dis comme ça, cela semble sans doute génial, mais sans lire le japonais et sans le parler ce n’est même pas la peine d’essayer y acheter quoi que se soit, ya des taxes, des hors taxes, des bidules, des promos. Enfin, on se fait alpaguer par des hôtesses ultra sexy en bunnies tenues devant toutes les boutiques, et on ne sait pas quoi acheter. En plus difficile de comparer avec les prix en France tant il y a des histoires de HT/TTC/Duty Free. J’y retournerai peut être quand j’aurai des japonais avec moi. Par contre j’ai quand même vu des figurines inconnues au bataillon par chez nous spéciale dédicace à Rice : toutes les figurines de chaque chimères de final fantasy 7 en résine d’une hauteur d’environ 30 cm chacune pour 40000 yens (très cher pour moi, mais magnifique). Bon c’est interdit de prendre des photos par contre désolée !



(La rue électrique)



(Je me suis fais un copain à Akiba cet aprem... KAWAI DESU NE !!)


(Les affiches pour les films dont on rêve sont placardée partout... Ahhh Skycrawlers..)


Après cette petite balade j’ai repris le métro dans l’autre sens direction Ginza, c’est un peu le grand luxe de Tokyo, les magasins ne m’intéressent pas (Cartier, Dior gnagnagna…) mais on m’avait beaucoup parlé de l’architecture et de la taille des tours dans ce quartier. C’est vrai c’est très beau, très chic et très haut. M’enfin ce qui m’a le plus réjouit c’est d’avoir croisé des artistes de rue qui peignaient sur du papier de riz ou de a soie directement devant les gens, on pouvait expliquer le dessin et les couleurs qu’on voulait et ils faisaient une estampe japonaise pour vous. J’en ai fait faire une en noir blanc et rouge, avec une geisha, un cerisier et le mont Fuji , c’est super joli. J’ai marchandé pour faire baisser le prix à l’équivalent de 10 euros, je pense que j’aurais pu pousser les négociations un peu plus maintenant que je suis rentrée, m’enfin je ne regrette pas c’est un beau souvenir.


(Ginza la rue la plus imposante, le jour)



(Ginza la nuit, non prise avec mon appareil)


Voilà pour mon petit dimanche, pas extraordinaire, mais une balade sympa !


Dernière édition par ruichan le Mer 3 Aoû 2011 - 21:43, édité 1 fois
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ruichan



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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:37

Tokyo, samedi 23 août 2008 22h26 (15h26 à Paris)

Température : 25 degrés ! Ca fait du bien un peu de fraîcheur !

Harajuku + Roppongi+festival d’été de Minato Ku + Yoyogi festival Yokosai !




Aujourd’hui fut une journée exaltante, qu’il vous faudra partager en lecture et en images ! Bon y’a toujours ce fichu problème d’appareil photo qui fait des photos moches et avec une date dans les coins, et qui tombe en rade de batterie si tôt dit !

Mais tout de même j’ai un certain nombre de choses à dire et à montrer après un tel weekend, le dimanche se sera sûrement repos et flanage dans mon quartier !
Tout d’abord ma balade dans Roppongi (5mn à pied de chez moi), m’a permis de voir l’endroit de sortie favoris de la capitale, bars et boites en tous genres etc. Mais je suis surtout tombée par hasard sur le siège social de : KONAMI ! Alors bon… j’irai chaque jour pour demander un autographe à Hideo Kojima et si je parviens à tombé sur lui un jour, je deviens dingue !



Ensuite je me suis rendue direction Otome Sando en métro. Rien d’exaltant, de grandes avenues style champs Elisée et plein de marques chères et inaccessibles.
Par contre de là on peut aisément se rendre à pied dans Harajuku ! Endroit favoris des jeunes Tokyoïtes ayant les styles les plus osés, du punk aux bimbos en passant par les goths.



J’y ai fait des amplettes, c’est le paradis du gothique ici, du Visual aussi. D’ailleurs j’en connais un parmi nous, Kyosuke, qui sera heureux de savoir que je suis allée dans le magasin où s’habillent les X-Japan ! La vendeuse parlait anglais et m’a raconté toute sa vie et que le magasin est fréquenté par des stars depuis 26 ans. J’ai aussi trouvé deux magasins goth-chic ayant des prix abordables et un choix fantastique. Ma visa a un peu chauffé, bon, j’avoue…



Ensuite je me suis payé le luxe d’une manucure Kawai ! Dans un salon à ongle tout rose où les jeunes esthéticiennes redoublent de savoir faire et d’efforts pour rendre vos mains délicates. Véritable travail d’artiste elles collent et incrustent à la main des perles et décorations minuscules sur vos ongles. Un véritable régal dans un décor de poupée. Tokyo est la ville rêvée des filles, ici on s’habille comme on veut, personne ne vous juge parce que votre jupe est courte, et tout est fait pour prendre soin de vous. Porte monnaie troué attention !!! Moi ça me rend dingo… J’ai dépensé sans compter !!!



Après cette halte détente bien méritée après ma semaine de travail, j’ai quitté la Takeshita Dori (Harajuku) pour me rendre au Yoyogi Parco, dont le fameux pont est couvert de cosplayers et d’originaux en tout genre. Aujourd’hui ils étaient peu nombreux car c’était le festival Yokosai. Sorte de regroupement culturel avec danse et chants traditionnels. C’était très beau !



J’ai continué mon chemin, passant le pont et m’enfonçant dans le parc pour aller visiter le temple Meiji Jingumae ! Vous verrez les photos c’est magnifique.



A mon retour du métro je suis passé prendre une bière dans un pub anglais sympa où passe du vieux rock près de chez moi, mais toute seule c’est un peu triste il me manquait de la compagnie ! J’y retournerai avec ma collègue et ses amis quand elle sera disponible.

Enfin en dernier lieu j’ai fait une halte au pied de mon immeuble où les rues sont décorées de lampions rouges et de stands en tout genre, des odeurs de nourriture fantasmagoriques se répandent partout, c’est bondé et tout le monde est saoul ! C’est le Matsuri d’été de Minato-Ku (mon quartier style un peu village au pied des tours). Les japonais y sortent en Yukata (Kimono d’été) et boivent jusqu’à pas d’heure en grignotant tout un tas de mets succulents. Des activités telles que la pêche à la mini tortue ou le « glouglou cul sec » sont proposées tous les dix mètres.
Et après ces 250 kilomètres à pied et en métro dans la journée, me voici de retour !
Je vais me reposer.
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ruichan



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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:40

Dimanche 24 août 2008, Tokyo 17h05 (Paris 10h05)
Température : 25 degrés et bruine légère toute la journée (un régal).



Bon je sais, vous allez dire « elle devait se reposer dimanche »… Mais je me suis levée à 9h avec le rythme de la semaine, alors je suis quand même allé faire un ptit tour…


Faudra voir pour que je me fasse l’équivalent de la carte orange ici, ça a l’air assez compliqué, j’ai pas tout compris quand j’ai posé la question, mais essentiel ! Ici acheter un ticket de métro n’est pas évident puisque chaque station à un prix différent selon l’endroit d’où vous venez et la distance à parcourir. Faut un peu avoir fait math sup et regarder trois tableaux différents pour calculer le prix de son trajet ! Avec la carte « Pasmo » du métro, vous rechargez pour autant de yens que vous voulez, vous la passez dans le tourniquet et elle compte toute seule… Je pense que c’est une bonne solution d’autant que le taxi est hors de prix et que me louer une voiture c’est même pas la peine.


Donc, pour revenir à mes moutons, après avoir calculé le prix de mon trajet ^^ je suis allée à Akihabara : la ville électrique comme on la surnomme ici, où Akiba pour les intimes. Ca veut dire « tapis de feuilles d’automne » ! Un peu d’histoire : après la seconde guerre mondiale le quartier était encore très désert et bordé d’une multitude d’arbres. Pour relancer l’économie du quartier on y a construit une ligne de métro qui a été inaugurée en automne et la première chose que les gens y ont vu c’est un « tapis de feuilles d’automne ». Plutôt charmant ! Sauf qu’aujourd’hui c’est une forêt d’immenses buildings et d’enseignes lumineuses comme la plupart des quartiers non résidentiels du centre ville. Il a toute fois cela de particulier qu’il abrite les rues de l’électrique town. Une multitude de magasins Hi-fi, Pc, Electronique en tout genre, de salles de jeux, de magasins de mangas, goodies, figurines etc. Alors dis comme ça, cela semble sans doute génial, mais sans lire le japonais et sans le parler ce n’est même pas la peine d’essayer y acheter quoi que se soit, ya des taxes, des hors taxes, des bidules, des promos. Enfin, on se fait alpaguer par des hôtesses ultra sexy en bunnies tenues devant toutes les boutiques, et on ne sait pas quoi acheter. En plus difficile de comparer avec les prix en France tant il y a des histoires de HT/TTC/Duty Free. J’y retournerai peut être quand j’aurai des japonais avec moi. Par contre j’ai quand même vu des figurines inconnues au bataillon par chez nous spéciale dédicace à Rice : toutes les figurines de chaque chimères de final fantasy 7 en résine d’une hauteur d’environ 30 cm chacune pour 40000 yens (très cher pour moi, mais magnifique). Bon c’est interdit de prendre des photos par contre désolée !



(La rue électrique)



(Je me suis fais un copain à Akiba cet aprem... KAWAI DESU NE !!)


(Les affiches pour les films dont on rêve sont placardée partout... Ahhh Skycrawlers..)


Après cette petite balade j’ai repris le métro dans l’autre sens direction Ginza, c’est un peu le grand luxe de Tokyo, les magasins ne m’intéressent pas (Cartier, Dior gnagnagna…) mais on m’avait beaucoup parlé de l’architecture et de la taille des tours dans ce quartier. C’est vrai c’est très beau, très chic et très haut. M’enfin ce qui m’a le plus réjouit c’est d’avoir croisé des artistes de rue qui peignaient sur du papier de riz ou de a soie directement devant les gens, on pouvait expliquer le dessin et les couleurs qu’on voulait et ils faisaient une estampe japonaise pour vous. J’en ai fait faire une en noir blanc et rouge, avec une geisha, un cerisier et le mont Fuji , c’est super joli. J’ai marchandé pour faire baisser le prix à l’équivalent de 10 euros, je pense que j’aurais pu pousser les négociations un peu plus maintenant que je suis rentrée, m’enfin je ne regrette pas c’est un beau souvenir.


(Ginza la rue la plus imposante, le jour)



(Ginza la nuit, non prise avec mon appareil)


Voilà pour mon petit dimanche, pas extraordinaire, mais une balade sympa !
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:45

Samedi 30 Aout 2008

Que dire de cette après midi et de cette nuit…

Premièrement il pleuvait tellement que vous n’aurez les photos qu’à mon retour, je n’ai pas pris mon numérique mais un jetable…

Juste après mon boulot j’ai filé visité Asakusa, c’est un magnifique quartier très traditionnel avec encore quelques maisons basses, et surtout le temple le plus fréquenté de la capitale.
J’ai flâné un peu dans les rues, profitant du peu de fraîcheur que la mousson apportait avec elle, et cachée sous mon parapluie j’ai découvert des endroits exquis.
Quelques vieilles échoppes traditionnelles, des geishas un peu partout, même certains hommes portaient un kimono traditionnel.

Après ça, la soirée fut riche en amusements divers. Je suis sortie à Shibuya pour diner et faire un karaoké jusqu’à 23h, après ça j’ai passé toute la nuit dans une Rave !
Je suis plus fan d’électro dark, d’indus, ou de Hardteck, mais ce n’était pas si mal !
Le décor de la boite était assez hallucinant, les murs étaient couverts de fausses pierres et de stalactites, comme dans une grotte, il avait des strombos partout et de la grosse transe hardcore.
J’ai jumpé jusqu’à 8h du mat, j’ai fais des rencontres sympas et je commence à connaître un peu de monde. J’ai maintenant dans mon entourage ma collègue, deux japonais de 21 et 26 ans (Naoki et Yoshi) et un autre français qui va vivre ici un an, qui vient de Bretagne.
Ma collègue était dans une boite RnB à côté, nous ne sommes pas rentrées ensemble… Je crois qu’elle a trouvé un japonais ! Haha…

Bref, nuit exaltante, bien underground, bien trash, bien comme j’aime, ça me rassure de voir qu’il ya aussi des gens fous ici, je commençais à en douter un peu…

Petite note : les coiffures des japs sont dingues… et leurs fringues encore plus.
Need more Rave Parties in Tokyo!
Haha…
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:46

Jeudi 11 septembre 2008
Tokyo 15h17
Paris 08h17

La température est plus clémente depuis deux jours, il fait juste 25 et un vent frais d’automne souffle parfois légèrement. Le soleil brille toujours dans un ciel bleu pastel parcouru de légers nuages.
Les buildings viennent toujours contraster avec les ruelles traditionnelles composées de maisons basses, et les Kara Kara (corbeaux) font toujours un bruit du tonnerre accompagnés de leurs amis les grillons.


En allant prendre le métro ce matin pour aller au boulot, la rue était calme, il était tôt et j’ai senti l’automne arriver… J’ai tout de suite pensé à un billet pour mon carnet de voyage. Je ne me rappel pas avoir déjà senti une saison arriver en un jour, c’est ce qui s’est produit aujourd’hui. Le temps à changé si radicalement, il y a quelques jours encore nous croulions sous une chaleur si étouffante que trois douches par jour étaient nécessaires et que l’humidité de l’air s’infiltrait jusque dans nos os. Et aujourd’hui l’air et sec et frais. On pouvait même apercevoir les premières feuilles encore vertes tomber sur le sol ce matin…


L’automne, une saison recommandée pour visiter le Japon, on m’a dit que lorsque tout est orange ou rouge, les parcs valent la peine d’être visités une seconde fois, pour faire la différence avec le vert de l’été. La troisième fois doit être le printemps pour voir les sakuras en fleurs. Plusieurs festivals d'automne vont commencer d'ailleurs, on se procure facilement le calendrier des fêtes chez les commerçants de son quartier. Ils se feront un plaisir de vous convier à chacune d'entre elles y voyant un partage culturel important pour eux. Mon teinturier prend maintenant la peine de déposer dans ma boite aux lettres toutes les brochures des spectacles, barbecue et festivals de la ville entière ! Je ne sais pas lire le japonais, mais je comprends au moins la date le lieu et que c'est la fête...


Même ma vie sent l’automne car je travaille maintenant en intégration scolaire avec mon protégé, et l’école va forcement avec septembre, la rentrée, les enfants qui pleurent et réclament maman, la douce maîtresse de maternelle. Mon école d’intégration est française et c’est comme un petit morceau de France pour moi, les collègues sont charmants, mais le boulot reste affreusement épuisant…


Justement, je ne veux alarmer personne mais je tenais à dire que le boulot n’est pas tel que je l’avais espéré, d’ailleurs il n’est pas tel que mon contrat le stipule… Je suis à la recherche d’un nouveau logement aussi, ce qui me permet d’hors et déjà de vous dire qu’à part une Gaijin House c’est très difficile de louer à Tokyo, même avec mon salaire qui est pourtant élevé (En moyenne débourser 5 mois d'avance et une caution non récupérable). Donc avis aux voyageurs potentiels, renseignez vous chez « Sakura House » ils ont un système de liste d’attente compétent, pas de caution non remboursée, et pas de mois d’avance. C’est réservé aux étrangers.


Une petite pause dans les visites, excursions et autres joies en tout genre en ce moment donc, je fais 50h par semaine j’ai du mal à dormir et le gosse me réveille à 5h45 tous les jours. Voilà par exemple une des raisons de mon potentiel déménagement (croisez les doigts pour moi !).


J’embrasse tout le monde, membre de l’asso, curieux lecteurs et maman (puisque tu passes ici régulièrement).


A bientôt petit monde.

tongue
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:47

Tokyo le dimanche 14 septembre 2008
Heure locale : 18h05
Heure de Paris : 11h05

La température est décidemment plus clémente ces derniers jours le week-end n’a pas été étouffant. Chaud oui, environ 26 ou 28, mais pas étouffant et avec un soleil sec.
Bien entendu j’ai travaillé samedi, mais avec tous les efforts du monde je me suis rassemblée pour partir en visite en fin d’après midi. La décision ne fut pas évidente à prendre parce que je suis malade et qu’en plus du manque de sommeil et du boulot j’avais 39 de fièvre. Mais, je suis têtue ! Je ne voulais pas rester enfermée, je me suis donc dopée aux dolipranes et j’ai filé.


Ma ballade de samedi était agréable, je suis allée au parc d’Ueno. Ce fût reposant finalement, une fois arrivée j’ai pris le temps de flâner autour d’un étang au bord duquel des vendeurs de yakitori et autres mets aux parfums succulents sont installés, il y a aussi des temples un peu partout, des pédalos sur l’eau… des carpes énormes dans l’eau, et un champ de lotus extraordinaire.






Ma ballade m’a mené ensuite sur un chemin ombragé plus à l’intérieur du parc, après avoir grimpé quelques escaliers j’ai trouvé un coin tranquille pour m’assoir et sortir mon livre du moment (Millenium 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes de Stieg Larsson, très bon) et j’ai lu ici une bonne heure à l’ombre des cerisiers. Leurs feuilles commencent à jaunir et à tomber lentement. Un endroit paisible pour sûr.


Quand j’ai fermé mon livre, je me suis remise ne route vers un côté du parc où se trouve le Zoo. Je suis tombée par hasard sur un temple « Togoshu » qui est de loin le plus beau que j’ai vu jusqu’à présent. Il est minuscule mais très détaillé, des dorures partout, des lanternes de grès énormes, j’avais l’impression en arrivant d’entrer sur un sanctuaire vide et inconnu de tout autre être humain. Il n’a pas été restauré depuis 1631 et l’état des pierres lui donne un charme ancien et authentique. Il y avait quelques corbeaux perchés dessus et un simple prêtre vendant pour le compte du temple quelques menus sacs de prières. J’ai acheté la prière de Janvier, la fleur de Janvier est l’Adonis. Dans un petit sac brodé au bout d’une ficelle sur lequel est représentée la fleur, un petit rouleau de bois comporte une prière. Il ne faut jamais ouvrir le sac, sous peine de rompre le charme. Ma prière dit : Née en janvier tu ne te fabriqueras que de bons souvenirs… Vu l’état actuel de mes problèmes professionnels, je me suis dit… aller…


Sur le chemin derrière le parc j’ai aussi assisté à une guerre entre corbeaux et chats ! Un des corbeaux était bien amoché et semblait être le chef, pareil chez les chats. Je suis fascinée par l’envergure et le teint bleuté de ses oiseaux, je me suis donc assise pour regarder la scène. Je voulais savoir qui des chats ou des corbeaux arriveraient à s’emparer de cette poubelle ! Et les corbeaux ont gagné ! Les gens qui vivent à Tokyo ne supportent pas ces bêtes et les considèrent comme nuisibles. Ils me regardaient donc d’un drôle d’air voyant l’intérêt tout fasciné que je portais à cette vermine. J’ai même acheté une glace pour pouvoir leur effriter le cornet, l’un des corbeaux et venu se poser à 30cm de moi sur mon banc. Il me fixait droit dans les yeux et pivotait sa tête de gauche à droite d’un air inquiet, fasciné et interrogateur « va-t-elle me donner de son cornet ou non ? ». J’ai fini par poser délicatement un bout de cornet juste devant son bec. Il l’a ramassé puis et parti dans un « Kara-Kara » assourdissant. Les passants me dévisageaient un peu dubitatif, d’autant qu’avec mon style, j’ai moi-même l’air d’un corbeau. Vêtue de noir des pieds à la tête, les ongles avec. J’avoue m’être beaucoup amusée. Des américains qui passaient m’ont surnommée « crow-girl »… remarquez, après « Painti Bulak »…


J’y retournerais, j’adorerais pouvoir exercer quelques conditionnements sur ces oiseaux magnifiques et m’en faire une tradition du samedi. Leur faire faire quelques tours… ahah…
Après ma visite, ma vue est mon ouïe recommençaient à se troubler, j’ai donc fini par retourner dans le métro et je suis rentrée… me gaver de médocs à nouveau.
Le soir venu, je suis juste sortie prendre un verre avec ma collègue et je me suis couchée tôt.



Quand au dimanche, jour où j’écris ces lignes donc, il fût calme. Je suis allée me promener dans le parc du Palais impérial. Il y a des douves énormes, des fortifications énormes, des maisons de gardes énormes et euh tout est… énorme ! Ici, on fait pas dans le détail, on voit clairement que le palais suit la logique défensive. Prenez un château fort du moyen âge, changez son architecture pour quelque chose d’asiatique et vous obtenez le Palais impérial. Le parc est très grand mais seul une infime partie est consacrée à la visite, puisque si je comprends bien l’autre partie correspond à peu près à notre « Elisée » nationale dans ses fonctions et n’est pas ouverte au public.


La visite comprend donc les douves, les remparts, quelques vieux bâtiments de l’ère d’Edo et un jardin assez coquet. On ne visite rien de l’intérieur en revanche. La ballade n’a au final rien d’extraordinaire, mais cela vaut toutefois le coup d’œil parce que c’est vraiment monumental et que c’est une visite gratuite de 9h à 16h30. Il serait bête donc de ne pas en profiter.




Après ça je suis rentrée en métro dans mon quartier où je me suis arrêtée dans un café pour prendre un thé délicieux et fumer des cigarettes la tête à nouveau dans mon roman (je suis presque à la fin le suspens est insoutenable !). Ah et oui, les fumeurs vont être jaloux, ici les espaces fumeurs existent toujours dans les bars et les restaurants ainsi que les boites de nuits. En revanche on ne fume pas en marchant dans la rue, on s’arrête et on fume près des cendriers, enfin si on est poli, ça n’est pas sanctionné par la loi c’est une question de « respect ».


Pendant que je lisais, j’ai levé les yeux en direction d’un son tonitruant qui se rapprochait du fond de la rue. J’ai aperçu dans la rue un défilé qui s’approchait. Quand il est passé derrière les vitres du bar, j’ai vu un cortège de quatre chars dorés, portés par des jeunes hommes en habits traditionnels. Ils portaient les chars à l’aide de perches horizontales en bois posées sur leurs épaules. Des musiciens frappaient sur des tambours et les porteurs chantaient. Sur les chars quatre phénix d’or étaient représentés et richement décorés… J’ai essayé de trouver quelqu’un pour m’expliquer la nature de cette fête manifestement religieuse, mais personne ne parlait anglais. La seule bribe que j’ai pu saisir grâce à mes notions ridicules de japonais et que cela a un rapport avec l’automne. Un truc du genre, les feuilles qui tombent reviennent l’année suivante… un peu comme le phénix qui renait de ses cendres… mais cela reste flou. Très joli toutefois.


J’ai fini par fermer mon livre et je suis allée faire mes courses au gourmet city du coin (ouvert 7j/7j et 24h/24h). J’ai pris quelques fruits et légumes, des nouilles japonaises, des céréales et des yaourts et beaucoup de fruits. Cela coute plus cher que d’aller au resto de manger chez soi, mais en ce moment j’ai besoin de manger sain et riche en vitamines pour pouvoir survivre à mon emploi du temps de… benh de japonaise en fait…


Ensuite, je suis remontée par les petites rues qui mènent jusque chez moi et je me suis assise ici pour taper quelques phrases de mes aventures pour vous.


Je fais une parenthèse pour dire que j’ai déjà visité quelques apparts, et que d’autres ont été loué juste avant ma demande de réservation. Cela dit y’a des choses pas mal si on se précipite pas et dans un ordre de prix raisonnable par rapport a mon salaire. J’ai donc bon espoir d’avoir déménagé dans les disons… quatre mois à venir. Je vous tiendrais au courant quoi qu’il en soit.


Et pour terminer, cela n’a rien à voir mais on m’a fait savoir que la photo d’Hachiko le chien fidèle intéressait, donc je la poste. C’est la statue d’un chien qui a attendu son maître à leur station de métro (shibuya) pendant 10 après qu’il ai disparu. Cette histoire est ancrée dans la culture japonaise et inspire encore beaucoup.







Je vous embrasse, amis, famille, amour, curieux, et j’espère avoir de vos visites dans l’année.
Tendrement.

sunny
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:47

Tokyo le 5 Octobre 2008.
Ici : 9h du mat.
Chez vous : 2h du mat.

Cela fait un petit moment que je n’ai pas rédigé de carnets, je manque un peu de sérieux ! J’ai pourtant trois sujets qui attendent d’être traité. J’ai été très occupée ces deux dernières semaines avec ma recherche d’appartement en plus du boulot.

Enfin on est dimanche et à huit heures du mat c’est déjà impossible de dormir ici, trop de bruit, il faut vraiment que je déménage… grrr…

Quoi qu’il en soit aujourd’hui chers lecteurs (tiens c’est classe ça « chers lecteurs ») nous allons aborder plusieurs points n’ayant aucun rapport les uns avec les autres pour rattraper le temps perdu.
D’abord on va faire du tourisme bête et méchant, je vais vous parler un peu de la vue de Tokyo by night du 52ème étage de la « Mori Tower » qui est à deux pas de chez moi.
Ensuite j’aborderai rapidement ma soirée de samedi dernier ce que je n’ai pas encore fait depuis une semaine ! Ce samedi là par contre je ne suis pas sorti je me suis couchée tôt et ça fait du bien.
Et enfin, on va parler des emmerdes de Gaijin pour louer un appartement, et finalement aussi de comment ça se passe.
Bonne lecture « chers lecteurs » (j’adore…)

Tokyo by night & by High
Un ami punk de Los Angeles qui est ici en vacances : Mason, et moi-même, nous vivons tout près de Roppongi. Si vous suivez un peu vous avez compris que je vis dans Minato-Ku, qui est un quartier adjacent à Roppongi. Nous n’avions pas envie de dépenser beaucoup de sous un soir en semaine, et de pouvoir rentrer se coucher tôt. Nous avons donc marché un quart d’heure jusqu’à Roppongi Hills, et nous sommes montés pour voir Tokyo de nuit, d’une des tours les plus hautes de la ville, la « Mori Tower ». L’entrée pour le panoramique équivaut à 8 euros par personne. J’ai fais un peu la grimace… Mais finalement ma grimace a disparue très vite arrivée en haut, grâce à un ascenseur qui va à 80km/h….brrr….
La première chose qui m’est venue à l’esprit en voyant cette fourmilière de tours et de lumières c’est « Ouah je vis là moi ? » et j’ai même pu voir mon immeuble. La ville est immense et d’une densité incroyable, d’une hauteur vertigineuse aussi. Ce qui est surprenant c’est que d’en bas la ville parait grande, certes, mais pas autant et surtout on y vit bien, agréablement. Je n’ai jamais l’impression en marchant dans la rue ou en étant dans le métro d’être dans la plus grande ville du monde. Je n’ai pas non plus l’impression d’être en plein centre ville alors que j’y vis. Chaque quartier sait garder ses espaces agréables et aérés. Mais vue d’en haut… la sensation est différente, j’imagine que vous avez tous vu des images d’Hong Kong, ou de Tokyo vue de nuit… Il n’y a que des immeubles illuminés, sur des kilomètres et des kilomètres. Je ne sais pas comment mieux l’expliquer c’est tout bonnement une merveille du monde. Je vois que les hommes peuvent faire de belles choses. C’est véritablement « blade- runner », il ne manque que les voitures qui volent pour parfaire au décor saisissant. Je vais essayer de vous montrer ça en photo, mais ça ne donne pas grand-chose. En tout cas si vous êtes en visite chez moi, voilà quelque chose de tout près que je vous emmènerai visiter. C’est un point de vue de Tokyo à ne pas manquer.





Soirée «Midnight Mess » du samedi 27 septembre 2008
Depuis que j’ai découvert le milieu underground de la capitale je m’efforce de m’y faire des contacts et à force de persévérance j’ai réussi à me faire inviter à une soirée spéciale, pour l’anniversaire de club de « Mistress Maya ». Cette femme est ravissante, et c’est un bon DJs de surcroit, elle possède une discothèque résolument goth/fetish qui s’appel le « MARZ ». La planète rouge… et oui c’est vraiment une autre planète.
Je ne vais pas passer en revue toutes les performances scéniques qui ont eu lieu, elles étaient de la même trempe que celles de la dernière fois (vous savez le truc qui fait peur là ), par contre je vais m’attarder sur la fin de la soirée…
Il y avait en guest le chanteur de « Covenant » (dites moi que les wa-futsiens connaissent …) qui est venu chanter certains de leurs plus grands tubes. Après sa performance, il est descendu signer quelques autographes dans la foule composée d’une soixantaine de personnes seulement, soirée privée. Il m’a marché sur le pied en traversant la piste à côté de moi, et s’est fait pardonné en m’offrant un verre. Bref, j’ai passé la nuit avec une star à parler et danser comme avec un pote, au petit matin tout le staff de la boite, lui et moi, nous sommes allés prendre un petit déj dans un restau très traditionnel. Nous étions tous habillés en créatures de la nuit, nous avons enlevés nos chaussures et nous nous sommes retrouvés dans une salle privée assis sur des tatamis à 20 autour d’une table basse remplie de mets succulents. Le décor fait de multiples tentures et estampes japonaises jurait avec nous. Ou plutôt c’est nous qui jurions avec lui ! La serveuse se mettait accroupie pour apporter nos plats, et tels des vampires nous étions là, affublés de la sorte, commandant bière et saké à 8h du matin, riant, mangeant, profitant simplement de l’instant. Ce moment décalé et magique restera gravé dans ma mémoire pour des siècles et des siècles. Essayez de vous imaginer avec une de vos idoles dans cette situation. Elle est assise à côté de vous, dans cette ambiance… c’est vraiment mystique…

http://fr.youtube.com/watch?v=Rg7HRcRvpxQ

Louer un appart à Tokyo :
Et pour terminer, je partage avec vous un peu de mes pérégrinations locatives… Bon d’abord, entre les appartements réservés aux hommes ( saloperie de machistes de merde) et les appartements interdits aux étrangers (putain de racistes de merde) mon choix est très réduit… Benh oui j’ai pas de chance de base je suis née femme, déjà ce n’est pas super, mais en plus je suis Gaijin. Je cumule quoi…
Bref j’ai quand même réussi à visiter plusieurs choses depuis ces dernières semaines. Mais avec des soucis car mon garant est un français (mon patron a qui j’ai du forcer la main…) et qu’ils veulent des garants japonais.
Pour terminer mon choix s’est arrêté la semaine dernière sur un appartement à une quinzaine de minutes à pied de mon lieu de travail, près de la piscine et d’un magasin d’alimentation. Il est pas mal situé, tout neuf et très propre et surtout tout équipé. Je ne voulais pas avoir à racheter quoi que ce soit. J’ai tout en France déjà, à la coloc. C’est ce que j’appel un appart « cinquième élément ». Il fait 25 m², une petite entrée avec placards, rangement chaussures etc. A droite une porte pour la salle de bain en PVC classique du japon. Et en face de vous un couloir/cuisine, une fois sorti du couloir, la pièce principale très spacieuse, blanche avec un balcon et des murs blancs immaculés. Tout est intégré, internet, le frigo, le lit dans un placard, il y a des rangements intelligents partout pour gagner de la place. En tout avec les charges il va me couter 86 000 yens par mois, et je gagne 341 000 yens par mois. Donc jusqu’ici tout va bien…
Sauf que j’ai du fournir des milliers de papiers que je n’avais pas à l’agence. On se perd vite en photocopies, en prise de rendez vous à la mairie de quartier, en échange de cartes de visites etc. J’attends la réponse du propriétaire dans la semaine… Je croise les doigts….
Résumé des papiers à fournir :
-Photocopie de votre Gaijin Card (donc faites là en arrivant c’est obligatoire)
-Photocopie de celle de votre garant (ce qui implique que vous en ayez un)
-Fiche de paye d’un travail au japon
-Photocopie du contrat de travail en japonais ou en anglais (oui c’était chouette de traduire j’ai adoré tient …)
-On peut payer le premier mois en liquide, mais après faut ouvrir un compte en banque (j’en ai pas encore, ça va bien me faire chier ça aussi, y’a aucune banque anglophone dans les contrats…)
-Vous devez donner un cadeau au propriétaire d’un montant d’un mois de loyer, que vous ne récupérez pas ! Super ça aussi tient…
Bref, pas facile mais absolument obligatoire pour que je n’ai pas la caboche qui saute, vivre chez ses patrons qui font du bruit sans arrêt quand vous voulez dormir je peux plus. Et d’ailleurs une chambre dans un dortoir je ne peux pas non plus, surtout quand on voit l’atrium… Donc pour conserver une qualité de vie décente pour mon année à vivre à l’autre bout du monde, je préfère faire ses démarches puis être tranquille. Tous les papiers sont fournis. Il ne me reste plus qu’a entendre mon agent immobilier me dire « It’s good with the owner ! » J’irais ouvrir un compte cette semaine je pense, sûrement chez la Shinsei banque qui a au moins un site internet en anglais pour les consultations de solde et les virements.

Voilà pour les nouvelles, planète Amiens, plein de tendresse et d’affection pour vous tous « chers lecteurs » j’adore…
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ruichan



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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:48

Tokyo le 12 Octobre 2008
Un dimanche comme les autres, réveillée à 6h…


Bref, me voici heureuse de vous annoncer que je déménage le weekend prochain, j’ai donc mes cartons à faire ma valise à refermer (outch) et à me barrer de cet endroit !!! Youpi !!!
C’était un vrai rituel la signature du contrat : 2h… Echanges de carte de visites, signatures sur 32 documents, chaque page signée … Pareil que d’être chez le notaire pour acheter une baraque, juste pour une location… c’est des malades…
Bref…


Ce samedi j’ai passé ma première journée en excursion en dehors de Tokyo, et j’ai choisi de passer la journée à Kamakura, à la mer. De chez moi c’est environ 1h30 de transports, et on n’est pas dans le métro mais dans le JR (équivalent du RER) donc on voit dehors. Tout compris avec transport et nourriture la journée ma coûter aller-retour l’équivalent de 24 euros. C’est une très belle ballade, ça change de Tokyo, c’est un peu plus pittoresque et plus calme.

Arrivée à la gare de Kamakura, on sent la différence avec Tokyo immédiatement. La gare est toute petite, les kanji ne sont plus transcrits en lettres latines, pas d’anglais ici pour s’orienter où presque.
Je n’avais pas mangé encore, alors j’ai décidé de grignoter sur le pouce quelques yakitori, et je me suis mise en route vers le bus qui emmène à Hase, la ville où se situe le « Daibutsu », le grand bouddha.

Je me suis laissée portée volontairement trop loin par le bus car je voulais voir où il menait et j’ai ainsi pu avoir une des plus belles vue sur la baie qui doit exister. Quand je suis redescendue, j’ai rendu visite au grand bouddha donc, puis j’ai marché longtemps dans des tas de ruelles. J’ai visité les temples sur mon chemin, il y en a plein, et enfin me suis retrouvée à la mer.
Une journée très reposante, très sympa, j’essaierais d’y retourner pendant l’été pour me baigner, le train n’est pas cher pour cette destination (10 euros) et ce n’est pas très loin pour y passer le weekend. Les hôtels de Hase ne sont pas chers en plus.

Voici quelques photos.








































Voilà j'espère que les photos pourront vous donner une idée, même si elles sont pas terribles.
Bisous à tous.
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:49

Tokyo le dimanche 19 Octobre 2008 21h05.
Paris 14h05.

Carnet de voyage double encore une fois aujourd’hui afin de faire le point sur mon déménagement et ensuite de vous parler de ma visite dominicale.

Me voilà enfin chez moi ! J’ai déménagé samedi dans mon petit tiroir rien qu’à moi. Un studio de 20 m² tout rond, un couloir/cuisine débouchant sur un élargissement avec le lit. Et une salle de bain en pvc comme toujours. Pour l’instant internet ne fonctionne pas et il y a un problème d’écoulement dans la salle de bain. Comme dirait mon père « c’est toujours comme ça y’a rien qui va du premier coup ». Enfin pour le reste je ne suis pas déçue, l’endroit est très propre, déjà équipé avec le minimum vital (même si c’est très vide sans chaise table etc…) le frigo, les placards le lit. Je suis bien située à environ 15/20mn du boulot et 5mn de la station de métro que j’utilise pour sortir au centre ville. Il y à un merveilleux magasin d’alimentation (le moins cher que j’ai vu depuis mon arrivée) où on trouve plein de choses. Bien sûr je n’ai même pas une poêle ou une assiette donc pour l’instant c’est sandwich ! Je ne prévois pas d’acheter quoi que ce soit ce serait stupide de dépenser mes sous, alors j’ai déjà emprunté les rideaux non inutilisés de l’appart de mes patrons (ils allaient les laisser dans leur cave toute l’année). Ils ne sont pas à la bonne taille mais permettent au moins de dormir sans être réveillée à 6h même le weekend par des gens bruyants et irrespectueux.

Pour le reste j’aimerais prendre deux assiettes, deux verres, deux fourchettes, couteaux, cuillères, une poêle et une casserole à la baraque du boss. Un emprunt pour dix mois, je ne pense pas qu’ils seront d’accord, déjà pour les rideaux j’ai du les forcer alors qu’ils pourrissaient à la cave… Mais je vais au moins essayer. Sinon, les deux prochains achats seront une chaise pour pouvoir écrire/manger ailleurs que par terre où sur mon lit, et un vélo car le bus et le métro coutent cher pour mes petits trajets et il semble que le vélo soit ici adopté par tous car très pratique. Enfin ça se sera le mois prochain ou celui d’après car cet appart me ruine à cause du premier mois, caution, deposit, key money, cleaning charge…

Enfin, j’ai un autre souci, c’est qu’après avoir tout payé et aménagé il me reste 30 000 yens pour finir le mois. Ca pourrait suffire si d’une part je n’avais pas un voyage de boulot à Osaka la semaine qui vient (4 jours d’accompagnement du petit en vacances) et si surtout d’autre part mon cher propriétaire n’avait pas attendu le 18 du mois pour dire « finalement on paye en fin de mois pour le mois suivant, pas au début »… Le problème, c’est que je suis payée au début, et que j’ai payée si cher pour ce premier mois que je n’ai rien pour le mois de novembre que je dois payer en avance. Bref le résumé c’est que je dois sortir 86 000 yens le 25 Octobre au plus tard et que je ne les ai pas. Alors j’ai demandé à mes employeurs de changer la date de paye et de la mettre en fin de mois aux alentours du 25 ce qui évitera pour les mois suivants (et celui-ci) que je ne puisse pas payer.

Et deviner leur réponse : NON. Donc voilà je suis à nouveau dans les emmerdes, sortie de leur baraque ça continue. Ils ne veulent pas changer la date à 5 jours près, si je ne paye pas je me fais virer de mon appart et j’ai perdu un mois de loyer en cadeau au proprio. De fait je serais obligée de retourner chez eux… Ils ne le feraient pas exprès ? Donc je suis en mode harcèlement et dès lundi je m’y remets. Pour la fuite d’écoulement et le net passage obligé à l’agence immo…
PS : Depuis la fuite est réparée ! Super !


Quelques photos de mon appart : cliquer pour agrandir !







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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:52

Changeons pour un sujet plus sympa : ma visite dominicale qui cette fois c’est déroulée à Odaiba. Il y a énormément de choses à dire sur cet endroit. Toute cette partie de la ville est construire sur des plateformes artificielles grappillées sur l’eau pour gagner de la place sur la mer. C’est ce qu’on appel la plaine flottante du Kantô. Pour ceux qui ont joué à Kuro, cela doit leur rappeler des souvenirs… Une partie de la ville vraiment dans le nouveau millénaire, une architecture ultra moderne, et le métro privé de la ligne Yurakamome est splendide. Je conseil presque d’en faire un tour juste pour le plaisir, il roule à environ 100 m au dessus du sol, ou de l’eau, il emprunte un chemin serpentant au milieu des grattes ciels et la vue y est simplement incroyable. Entièrement automatisé, vous avez vraiment l’impression d’être dans une soucoupe volante…

Une fois arrivée j’ai passé la journée à flâner dans les rues bordées d’immenses grattes ciels et centre commerciaux, j’ai longé la mer d’abord pour aller sur les plages artificielles, puis je suis montée voir la réplique de la statue de la liberté, j’ai ensuite traversé un très grand parc qui passe au dessus du réseau autoroutier ! De là on peut voir le siège de Fuji TV (magnifique architecture) et en plein en face de vous il y à le Telecom Center (sorte de bâtiment en arche magnifique). J’ai fait une halte au musée gratuit de Toyota, sorte de grande opération promotionnelle de la marque au cours de laquelle on peut voir les derniers modèles en matière de robotique… Génial ! Enfin, je me suis mise en route après ces quelques heures de marche (peut être trois heures pour faire le tour en prenant son temps) je me suis rendue au Onsen (source chaude) le plus prisé du coin.

L’entrée équivaut à 15 euros et il n’y a aucune limite de temps. Vous enlevez vos chaussures, vous les laisser au casier. Ensuite vous payez et on vous fourni votre Yukata (kimono d’été ou de maison). Ici les femmes et les hommes se séparent pour se changer. Côté femme pas de cabines ni pour se changer ni pour se doucher et se laver (attention soigneusement) ici la nudité est de rigueur et c’est pareil chez les hommes. Timides s’abstenir donc. Ensuite vous déposez vos fringues dans un casier comme à la piscine. Le Onsen possède des parties mixtes, jardins, bains de pieds, restaurants, etc. où on se ballade en Yukata. Les bains chauds eux sont séparés car on se doit d’y être nu. Le décor est tout simplement magnifique on se croirait en plaine ère d’Edo, tout est ancien et joli.
Après un grand tour habillée et donc mixte dans le complexe, je me suis décidée à aller profiter de la chaleur de l’eau, elle vient d’une profondeur de 1400 m, est chargée en souffre et en argile naturelle. Je connais le rituel du Onsen pour l’avoir étudié avant mon départ, je n’ai donc pas commis d’erreur. En premier lieu on va se savonner et se doucher très précautionneusement. Les cheveux, le corps, le sexe, et on frotte tout énergiquement sans pudeur, ensuite on s’asperge abondamment avec un sceau de bambou rempli d’eau propre. L’idée est ici de montrer à ses consœurs de bain que la propreté est de rigueur.

Ensuite seulement on peut se prélasser nue à loisir dans une eau délicieuse et dans un décor de rêve ! Soit dehors, soit dedans, avec des saunas, des bains de températures différentes emplis de différents sels minéraux ou senteurs divines.

Bien sûr, certains d’entre vous le savent, je suis tatouée… Je savais bien qu’il était interdit d’être tatouée pour aller dans un Onsen mais… Je pensais qu’en gardant ma serviette sur mes hanches le problème serait résolu. Il l’a été pour deux heures, sans aucun souci, malheureusement une mamie a été très choquée apparemment de l’apercevoir à un moment où ma serviette à glisser et elle a demandé qu’on me fasse quitter le bain. Une jeune femme est donc venue m’expliquer que le tatouage est interdit, qu’il représente la mafia japonaise et que par raison de sécurité personne n’est autorisé à entrer tatoué dans les bains. Je n’ai pas fait d’histoires, j’ai souris poliment et je suis partie. Avec un seul regret… Je n’étais pas la seule tatouée du bain, mais j’étais la seule Gaijin…

Voilà pour les histoires du dimanche, ensuite j’ai repris le métro aérien de nuit (ouah !!!) et je suis rentrée faire un bon dodo, bien crevée après tout ça !

Je vous embrasse touuuuuuussssss !!!!
Affection !

Quelques photos : agrandir en cliquant


Le métro volant et une sa vue...


Le siège de Fuji Tv


Le Telecom Center






Divers prototypes Toyota !


Onsen dehors


Onsen dedans


Onsen dehors et de nuit.

Encore une fois une qualité photo pas top top mais bon... J'essaie !
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:52

Dimanche 26 octobre 2008
Tokyo 18h13

Voilà que je me retrouve une nouvelle fois devant l’écran pour tenter de retranscrire par écrit un petit peu de mon voyage. Mais il est parfois difficile d’écrire ce qui ne peut qu’être vu ou vécu. Et c’est dans cette position que je me trouve à présent…

Cette semaine a été fatigante surtout lors de mes quatre jours passés dans le Kansai. Je devais accompagner le gosse en vacances là bas car sa mère était en déplacement professionnel à Osaka. Cela a permis à la famille de se retrouver le soir à l’hôtel au lieu d’être séparée et me concernant moyennant quelques heures sup à faire le matin et le soir, cela ma laissé champ libre pour des visites dans l’après midi. Un bon deal en somme, mais des heures de train à n’en plus finir, un porte monnaie plus vide que l’espace, et des heures de sommeil à rattraper…

Quoi qu’il en soit ces jours passés en dehors de Tokyo à la découverte du Kansai et de ses merveilles m’ont fait du bien. Il y a comme du Zen là bas, une sorte de paix inhérente à tout et à toute chose.
Mon voyage s’est divisé en trois morceaux : la visite d’Osaka, de Kyoto et de Nara. Procédons dans l’ordre si vous voulez bien…

OSAKA : Une ville moins jolie que Tokyo, plus anarchique, plus tentaculaire, plus punk que Cyber. Ron Howard à tourné un film ici, je ne sais plus son titre, mais il l’a choisi car sa taille et la hauteur de ses buildings en font un endroit hors du commun. C’est le moins que l’on puisse dire… ici tout est démesuré, désordonné, grand, câblé, lumineux, bruyant. On a l’impression d’être dans la jungle et que les bâtiments en sont les arbres, les lianes, les plantes urticantes et que les gens en sont les aborigènes. Il y a toutefois du Zen, oui… en dehors des merveilles culinaires et de l’adorable jeune fille qui m’a fait visiter sa ville (une charmante collègue de ma patronne qui s’est proposée sans même me connaître) j’ai adoré les GENS ! Leur gentillesse, leur naturel, leur accent, leurs sourires, TOUT ! Les Tokyoïtes sont relativement cons dans l’ensemble, froids, distants, stricts, marchant comme des robots en file indienne, nous faisant sentir que les Gaijin ne sont pas bienvenus. A Osaka c’est tout l’inverse on est venu me dire bonjour, me demander d’où je venais, on m’a pris les yeux en photos (le vert les rend dingues), on m’a offert des petits cadeaux. Ici dans la rue les gens fument ou boivent des bières en riant et en se racontant des histoires. Même les collègues à la sortie du bureau sont plus agréables ! Hommes et femmes se mélangent se rendant en riant jusque dans le métro. Bref il y a comme une joie de vivre reposante ici, loin de la sévérité de Tokyo et de son ordre presque religieux.

KYOTO : Voilà une ville de 500 000 habitants, qui me fait penser à nos villes à nous. C’est un peu plus dans la hauteur bien sûr, toujours des buildings, mais aussi plus de verdure et surtout un patrimoine culturel impressionnant. J’y ai passé deux jours et j’ai du visiter à peu près 20 temples et autres pagodes en tout genre. Le quartier traditionnel de Gion avec ses maisons de thé (où travaillent encore des Geishas) et ses maisons en « nid d’anguille » est un magnifique exemple de ce que pouvait être le japon jusqu’à ce que l’urbanisation intensive vienne tout bousiller. La ville est entourée de collines boisées, assez volcaniques, une terre bien noire et des forêts touffues les parcourent. Là encore les gens ont été adorables, beaucoup de grand-mères donnaient des cadeaux au gosse et nous avons été reçus comme de vrais princes absolument partout, même dans le plus petit resto du bout de la ville. On en a pris plein les mirettes, c’est beau, c’est paisible et l’architecture de certains lieux de culte et leurs décorations sont à couper le souffle. Il faut le voir il n’y a que ça. Mais aller au Japon sans passer à Kyoto serait une erreur. La campagne (toute proportion gardée, on parle du japon et d’une ville de 500 000 habitants…) est fantastique et reposante.

NARA : La vraie campagne, on a l’impression d’être quelque part comme à Amiens ! Une ville d’une taille raisonnable entourée de bois, de collines et de verdure. Des maisons traditionnelles se mélangeant aux buildings et surtout un parc immense et une réserve naturelle. Des dains étant habitués à l’homme sont partout dans la ville et essayent de manger les gâteaux des gens. Il y a un nombre de sanctuaires impressionnant ici aussi et le temple bouddhiste le plus grand du monde. Etant aussi la structure en bois emboitée (aucune vis nulle part) la plus vieille du monde. Cette ville a une histoire qui démarre au 7ème siècle. C’est le berceau de la culture sino-japonaise d’aujourd’hui. C’est ici que les chinois ont appris leur religion et leurs techniques au japonais. C’est la toute première capitale connue du Japon. Grâce à un service d’une association d’étudiants désireux de faire des rencontres internationales, j’ai pu visiter la ville avec une guide, de manière gratuite. La jeune fille avait 22 ans et parlait anglais. Elle veut connaître des personnes étrangères et faire découvrir sa ville. Elle m’a donc emmené partout gratuitement toute la journée. C’est un peu comme si nous emmenions des japonais en visite dans Amiens. Je lui ai offert son déjeuner toutefois et lui ai donné mon adresse pour qu’elle nous rende une petite visite si elle vient en France. Adorable Nara…

ENFIN : Finalement le Kansai et la conurbation Osaka, Kyoto, Nara (trois heures de shinkansen et pas de verdure…) était une découverte magnifique, aussi bien pour les rencontres d’un jour d’une chaleur humaine sans commune mesure avec ce que j’ai vu à Tokyo, que pour les découvertes culturelles d’une beauté saisissante.

Pour ce qui est du loyer je devrais être pile à l’heure, mon insistance à payé, et pour ce qui est d’internet à la maison, j’ai lancé les démarches.

Pour finir, je suis en contact avec quelques anglais et japonais d’un groupe d’amis rencontrés en club en ce moment et j’espère pouvoir étendre un peu mon réseau. La solitude étant une chose parfois un peu difficile !

Je vous embrasse tendrement, famille, amis, curieux.
Votre Linou.

Kyoto












Nara








Osaka, hôtel
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:53

C'est vrai, j'avoue ce que j'ecris jusqu'a present est assez fade.
Je me suis relue par curiosite, apres avoir entendu quelqun'un me dire qu'il avait regarde les carnets de voyages.

Benh je me demande encore comment vous avez fait pour survivre en lisant toutes ces conneries, on dirait un guide de voyage fait pour ma grand mere. Suspect

Bon je sais bien que c'est par amour inconditionnel que vous n'osiez rien dire, alors je vous pardonne, mais a l'avenir hesitez pas a demander plus.

Je vais pas m'etendre sur le sujet trop longtemps j'ai quelques trucs un peu moins chiants a lire que d'habitude a raconter. Du coup je sais pas bien par quoi commencer ...

D'abord la saison peut etre ? Oui, l'automne, c'est vachement romantique, les feuilles sont rouges et il fait encore beau de temps en temps. Y'a comme un drole de parfum dans l'air, une sorte d'ambiance un peu lourde qui me pese sur l'estomac ( a moins que ce soit ce que j'ai piccole hier soir ?) et qui me rend sacrement nostalgique. J'ai toujours aime l'automne a Amiens, les feuilles des arbres bordant les boulevards interieurs, la brume sur la cathedrale, le soleil sur la somme et les oiseaux dans le froid a St Pierre. Et puis l'automne pour nous ici, c'est toujours le moment des projets, la premiere maison avec Sergio et Nanie et les visites avec Julien pour trouver notre paradis a vivre. C'etait aussi souvent le debut des greves a la fac, le moment ou j'ai commence a Camus.... Putain j'en chialerai presque...
Enfin j'aime bien cette saison elle a quelque chose de bizarre, elle sonne comme la transition.
Tiens, ca c'est la vue depuis mon balcon.



Ensuite les rencontres ? Me parait bien ouais de parler de ca, pis comme ca je ferais des heureux. Donc, toujours pareil on rencontre environ 35 personnes par semaine par le travail et les soirees et au final on arrive a en revoir 2 une fois. On peut revoir 2 personnes une fois, on peut revoir une personne 2 fois, mais on ne peut pas revoir 2 fois 2 personnes... Bon okay, on va voir si vous m'avez suivi sur celle la...
Donc finalement jusqu'ici beaucoup de connaissances peu disponibles et pas ce que je pourrais considerer comme des amis. Je mets a part ma collegue qui est une fille choupi et puis Jonathan, un Australien bien sympatique qui s'est occupe de moi depuis mon arrivee pour m'aider sur des demarches et des traductions. Et puis y'a aussi des francais sympas que j'ai rencontre y'a un peu plus d'une quinzaine de jours. Enfin toutefois rien ici de comparable a la relation que je peux avoir avec les vieux de la vieille de Samarobriva.

Je pourrais aussi parler des visites sympas que j'ai faites dans un bateau vaisseau spatial sur la baie de Tokyo, je pourrais parler d'un bar ou c'est une prison et ou on est enferme dans une cellule pour manger, je pourrais raconter plein de trucs croustillants aussi, mais non. Twisted Evil






MESSAGE INFORMATIF ( au cas ou certains messages ne serviraient pas a informer en fait...)
Je vais bien papa et maman, je suis en vie, je ne suis pas alcolique et je prends soin de moi. Je travail beaucoup trop, je fais aussi beaucoup la fete et meme si sincerement le job est loin d'etre ce qu'il semblait etre sur le papier, je m'en accomode car j'aime vivre ici. Les demarches internet sont en cours, je sais que c'est long et que ca doit etre dur pour maman mais vous pouvez appeler sur mon telephone 080 3086 5946 .


Voila je vous aime tous, vous me manquez beaucoup, les jdrs, la musique, le jonglage de feu, l'origami avec Rice ( ahahahah Twisted Evil ), le DDR et Sing Star chez Greg, les ecorcheurs, ek sistere, mes parents, mes tendres epoux Serge et Nanie, mon ptit chat Crying or Very sad d'autres encore bien sur qui me detesteront de pas avoir ecris leur noms..... Et si vous saviez a quel point je parle de nous et de ce quon fait tout le temps ...

Je vous souhaite a tous de trouver la paix, l'amour, le bonheur et surtout d'aller au bout de vos reves, parce que putain meme si c'est difficile, qu'est ce que ca fait du bien.
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:55

Ca fait un moment que je n'ai pu internet et que je me debrouille en m'envoyant au taf des photos de mon telephone pour pouvoir continuer a poster....


Bon c'est pas l'ideal et j'ai pris du retard dans les posts avec tout ca, alors je vous presente en vrac quelques photos de ces deux dernieres semaines.
Enjoy cat






Un temple dans le parc de Ueno.






Le bateau spatial.






Mes cocktails favoris : le Final Fantagyn et le Sephiroth (oui oui...)




Des clapiottes ...



Un telephone portable qui fait tout. Celui d'un pote.









J'ai amenage mon appart, c'est petit mais coquet, suffisant pour un an.
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:57

Un ami m'a invité en weekend, en voici le résumé, c'était GENIAL !

Samedi 24 Janvier, levée 6h départ a 7h.
Journée a 2h en train de Tokyo à Kinugawa Onsen.

Ki = Esprit
Nu = Furieux
Gawa = Riviere
Onsen = Bain volcanique

1) Visite d'un village de l'époque d'Edo
Soit y'a environ entre 700 et 500 ans plus tôt avec spectacles, théâtre Kabuki, représentation de ninjustsu etc.

2) Puis retour hôtel 4 étoiles dans suite royale vue sur la rivière et direction bain public de l’hôtel suivit d’un bon repas copieux.



Dimanche 25 Janvier levée 8h

1) Direction Onsen privatif pour deux, 3 étoiles, directement sur la rivière sauvage au milieu des cailloux.

2) Puis resto le midi à Nikko (ville au nord Est de Tokyo) puis visites l'après midi des temples de Nikko, dont le fameux arborant les trois singes « je n'entends, ni ne voit, ni ne dit », grande balade et gouter de spécialités locales.


3) Retour a Tokyo à 19h
Resto de sushis, puis retour chez moi hier a 22h.
Cout d’un tel weekend : 60000 yens, soit 360 euros à mon taux. Pas excessif pour une qualité démente de service, vous êtes au Hilton en Thalasso quoi.
Photos sur FB dès que j’ai le temps. Désolée pour le style télégraphique mon temps est malheureusement cher et précieux. Arf !

(PS : je suis allée au ski mes deux weekends précédents, ce n’est pas différent de la France excepté pour la nourriture et les Onsens, donc pas d’articles en particulier. Pour les vacances de Noel vous avez un album photo « Winter Hollidays sur FB. Merci de votre lecture.)


alien
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:58

Harajuku et ses splendeurs

Design Festa Cafe

Salut les musclés,

Bon alors, aujourd'hui dimanche j'ai passé la journée avec des artistes un peu fous, voire même furieusement frappés. C'était un plaisir.

Le design festa à Harajuku est un immeuble entier dédié à la résidence d'artistes, pour une somme modique on peut emprunter un lieu d'exposition (un mur en général) et travailler sur place dans un décor de rêve, au milieu d'une chambre, dans jardin immense, un café, tout ça tout plein d'oeuvres et de couleurs partout. Allant de l'art plastique à la peinture en passant par le dessin, l'immeuble entier est transformé en véritable oeuvre d'art.

Chaque pièce, chaque lieu est une salle d'exposition où on rencontre directement les artistes, on discute, on prend un café, on refait le monde. Les murs extérieurs sont en perpétuelle évolution puisque des peintres les font et refont sans cesse ainsi que les lieux communs.

Les conditions pour exposer ? Aucune ! Il suffit d'avoir des oeuvres, des punaises, du scotch et 3 euros ! Pour ce prix là vous avez une journée d'expo, des rencontres géniales, des contacts de oufs, un endroit pour travailler qui vous sort de votre 18m².

J'ai passé la journée avec Poo, un mec qui fait de l'abstrait, voir de l'incompréhensible et qui peint les "vibes" qui "émanent' des gens. J'ai rencontré des designers en meubles high tech, qui les font pliables comme des origamis, j'ai renontré le dessinateur du graphisme de Skinny Puppy (je suis invitée à un concert le 19 Avril), un mec qui tattoo des animaux morts et récupère la peau pour faire des lampes etc...

Et tout ça ? Benh c'était gratuit aujourd'hui puisque j'y étais en visite et pas en exposant ! Incroyable.
J'organise une petite expo un dimanche d'ici 15 jours, de mes oeuvres, je vous tiendrais au courant.
(Une journée 3 euros, une semaine de résidence c'est 25 euros, un mois c'est 100 euros.)

Enjoy.










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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:59

Désolée pour l'anglais, je l'ai fais machinalement pour mon site en anglais, et ai copié collé. Mais jeunes et beaux comme vous êtes vous allez tout capter ! Suspect






Hey,

It's been a while i did not write here cause i've been busy with my job.

I had a great day today, and usually this kind of day makes you happy, but now it does not work. I feel bad tonight cause i just realise that day was maybe one of the last peacefull and sunny day in Japan i would get...

Walking down the streets under the summer sun, stoping for beers and icecream and playing guitar are the simple pleasures i did not have for a long time, in a nice compagny though.

And, even if i really worked like a dawg this year (i did not even know i was able to survive these conditions) i really love Japan for lot of stupid reasons ! It's a weird country for crazy people and since i'm unbalanced i found myself a place here.

So, beeing happy today makes me feel bad now cause i can feel it's the end of the journey and these kind of things won't happen here again. My contract for my job is definitly over and i don't think i'm gonna be able to find something else (but cross your fingers) in the next three more months to stay in Japan.

I'm about to go back in France where everybody's unemployed, where it's forbidden to smoke in bars, where there's no onsen, no izakaya, no service as well, no wonderful temples, no huge city like Tokyo, no amazing retarded places, not the same fetish culture, not the same amazing artistic and cultural life...

More, even if they're not like my old friends in France in who i trust amazingly, i met a few great people here i'm gonna miss a lot...

Before i'll leave, i'll realise my last dream cause i'm gonna be a model for some fetish pics, and i'll be tied up like in japanese traditionnal boundage (with ropes). The shooting is actually planed on the 24th of this month (cross your fingers again) and maybe some others gonna come after till my departure.

I'm leaving this country full of memories, more incredible ones from the others. I'm so different today, i don't know if i'll be able to get use to France again...

Ewwww....
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Mer 3 Aoû 2011 - 21:59

Bonjour à tous,

Aujourd'hui le carnet est particulier... en effet... ce sera le dernier puisque je prends l'avion dans deux jours, et je serais à Amiens aux alentours du 7 Aout.

L'année est passée très vite, de mon côté en tout cas, et je suis passablement épuisée à cause du travail de fou que j'ai du effectuer cette année.

Quoi qu'il en soit, j'ai réalisé deux vidéos de mon année à Tokyo.

Une soft, en mode visites, voyages, paysages, et une hard en mode underground, Shibari et Kinbaku. Je vous laisse regarder celle des voyages, si certains sont intéressés par le Bondage, qu'il me demande un lien en MP.

http://www.megavideo.com/?v=PYXDZ1IL

ENJOY !
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MessageSujet: Re: Les carnets de voyages de Kusanagi (2008-2009)   Aujourd'hui à 4:08

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